Qu’avez-vous ressenti à ma description du bruit de la ville, hier ? (pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, allez d’abord lire https://paulinecharneau.com/exercice-n3-assouplir-ses-croyances-et-comprendre-pourquoi/). Ou à tout autre événement extérieur ou intérieur déclenchant une émotion ?  Savez-vous décrire ce qui se passe en vous ?

Bien souvent, quand je demande à un client comment il se sent à l’évocation de ce dont il est en train de parler, il me répond « ça va » ou « je me sens bien » ou « je me sens mal ».
Il est parfois difficile d’en obtenir plus. Bien comment ? C’est chaud, c’est doux, c’est énergisant, apaisant ? Je me sens plus léger(e), ou plus ancré(e) ? Je suis irrité(e) ou en franchement en colère ? Je suis triste ou un peu nostalgique ? gai(e) ou juste en paix, ou hilare ? Je sens mon ventre bouillir d’un rire intérieur ? J’éprouve de la tendresse , de l’amour, de la compassion ?

Si c’est si important de savoir en parler, c’est parce que ça permet de le comprendre.

Sachez qu’une émotion, contrairement à ce que des générations de neuroscientifiques nous ont expliqué,  n’est pas une réaction, mais une anticipation[1]. C’est ce que je vous démontrais hier avec le bruit. Selon ce dont votre cerveau est nourri (par vous), le même événement va provoquer une émotion différente. Et voilà que vous pouvez prendre le pouvoir, en choisissant de nourrir votre cerveau d’émotions positives.

Mais pour cela, il faut les connaître, les conceptualiser. Et un concept passe par du vocabulaire. Si vous ne pouvez pas mettre un mot dessus, point de concept.

Voilà pourquoi, avant de vous apprendre à nourrir votre cerveau d’émotions positives (ce sera pour demain), je vous encourage d’abord à les discerner finement les unes des autres. Cela s’appelle la granularité. Et je vous propose l’exercice suivant :

Exercice n°4 : affiner ses émotions

Choisissez un moment agréable de votre vie (il peut être tout petit), revivez le en pensée, les yeux fermés c’est plus facile. Puis observez ce que vous ressentez. Et nommez ces émotions, en trouvant au moins 10 mots différents, adjectifs ou substantifs.

Faites cet exercice pour autant de moments que vous pouvez, et enrichissez votre bibliothèque d’émotions. Nous en aurons besoin demain !

Je vous propose le mien, mais trouvez vos mots !
J’ai été réveillée ce matin par un cri strident d’oiseau. La succession d’émotions, en quelques secondes, a été quelque chose de ce genre : effroi , irritation, apaisement, bien-être, errement de la volonté,  ressort, résolution, entrain, allégresse, maîtrise. Oui, tout ça pour un cri d’oiseau.




[1] Voir à ce sujet l’ouvrage passionnant dont je vous ai déjà parlé de Lisa Barrett Feldman « How emotions are made »

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