Vendredi après-midi. Pour certains la semaine a été très rude. Travailler à distance s’avère très exigeant sur la durée. Il ne reste qu’un concentré de course contre la monte et de stress, sans le plaisir du contact et de l’échange. Car souvenons-nous, l’homme est une espèce grégaire. Et séparés de notre troupeau, nous nous sentons faibles et exposés.

De plus, le stress de l’isolement est renforcé par celui d’un après invisible, imprévisible. Et, vous vous souvenez ? notre cerveau aime prévoir. Alors, dans le doute, il prévoit le pire. (Mais vous avez déjà mis en place une stratégie pour éviter cela, grâce à nos petits exercices. Voir tous les articles de la rubrique « le cerveau au temps du coronavirus », que vous pouvez pratiquer ce week-end).

Je vous propose aujourd’hui de mettre à distance ces soucis, cette anxiété, pour un moment, renouvelable dès que vous en avez besoin.

Exercice n°12 : la stratégie de l’hélicoptère

Il s’agit, d’abord, de vous visualiser là où vous êtes, maintenant. Assis ou couchée. Qu’y a-t-il autour de vous ? Faites l’inventaire des objets, de leurs formes et couleurs, de la lumière de la pièce, des bruits, en acceptant tout cela sans jugement, sans commentaire. C’est. Point.
Puis, imaginez que vous ouvrez le plafond sur le ciel, et que vous décollez comme un hélicoptère, au-dessus de votre quartier, de votre maison. Vous voyez encore la pièce où vous étiez, de plus en plus petite. Observez d’en haut. Vos voisins, les voitures dans la rue. Continuez à monter. C’est maintenant toute la ville ou toute la région que vous voyez. Comme une maquette ou une carte en relief. Vous voyez les grandes masses de couleur, le gris de la pierre des villes, le vert et le jaune des champs, le vert plus foncé des forêts. Et voilà le bleu des mers et des océans. Regardez comme la terre est belle. Vous ne pouvez plus voir votre maison, mais vous n’en n’avez pas besoin. Vous flottez dans un air tiède et vous contemplez votre planète. Restez-là aussi longtemps que vous voulez. Profitez-en pour aller jeter un œil aux continents inconnus de vous (moi je vais en Nouvelle Zélande). Détendez-vous. Et emplissez-vous de la sensation que vous avez là.

Puis, en redescendant, soyez attentif à ce qui s’offre à votre vue. Il y a de fortes chances que vous voyiez autre chose qu’en montant. Que la situation se soit simplifiée, allégée. Puis posez-vous comme une plume chez vous, riche de cette expérience et de ce nouveau point de vue.

Bon week-end !

Profitez maintenant de la version audio de l’exercice!

Et en cadeau, une musique pour vous accompagner :

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