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Un des rôles-clé du coach est d’aider son client à trouver ses valeurs profondes, qui se révèlent dès lors un outil puissant d’épanouissement.

 

La recherche de nos valeurs personnelles est primordiale pour la réussite d’un travail de coaching, et d’une vie toute entière.

Soyons clairs, il ne s’agit pas ici de valeurs morales telles que l’honnêteté, la justice, la générosité…, valeurs assez communément partagées (si pas toujours pratiquées), qui forment un socle de règles morales sur lequel repose notre société, mais qui ne sont en rien personnelles, individuelles ou uniques.

Les valeurs sur lesquelles le coach va enquêter sont appelées valeurs pace que sans elles vous ne pouvez pas vivre, ou presque pas. Vous vivrez en leur absence, mais de façon si dissonante que vous serez inévitablement poussé à l’action. Action constructive qui mènera à vous rapprocher de vos valeurs, ou destructrice qui risque de vous en éloigner un peu plus (si vous ne percevez pas distinctement cette dissonance).

Ces valeurs n’ont donc pas nécessairement un caractère moral. Vous me permettrez de me prendre pour exemple pour illustrer mon propos (je vais évidemment simplifier, en ne choisissant que 5 valeurs, et un nombre restreint de façons de les honorer, l’idée n’est pas ici de faire une étude approfondie de ma personne mais une sorte d’étude de cas):

J’ai aujourd’hui parmi mes valeurs fondamentales les suivantes : Beauté/harmonie ; famille/amis ; relations humaines ; performance (dans le sens utilisation de soi pour atteindre un résultat) ; ciel bleu. Vous avez bien lu, ma dernière valeur (sans ordre d’importance) est bien « ciel bleu ». Rien de futile ici. J’ai un besoin physique de lumière et de soleil, donc de ciel bleu. C’est ce qui va recharger mon énergie, m’inspirer, je me sens devenir plus vaste, plus riche au soleil. Que ce soit le ciel bleu des montagnes enneigées, du bord de mer (peut-être en définitive le moins efficient), d’une oasis dans le désert ou d’une terrasse de printemps à Paris, j’ai un besoin vital de ce ciel. Mais les terrasses parisiennes étant moins souvent ensoleillées que d’autres régions du monde, il me faut donc voyager pour trouver mon content d’azur, ce qui nécessite beaucoup de temps libre.

Pourquoi ne pas chercher à vivre sous un ciel bleu me direz-vous ?

Parce que j’aime Paris d’amour, car cette ville honore à chaque instant ma valeur « beauté/harmonie », que je ne me lasse jamais des paysages parisiens, de traverser le pont Alexandre III en débattant avec moi-même du point de vue le plus inouï, gauche ou droite, parce que chaque rue de Paris me ravit de poésie et d’humanité. Les musées parisiens m’offrent une poire éternelle pour ma soif de beauté harmonieuse (j’aime la peinture calme et divine des portraits de la renaissance, les couleurs charnelles de « l’apéritif » de Dufy, les meubles enchantés des Lalane…).

Ma valeur beauté/harmonie rencontre aussi parfois ma valeur ciel bleu, à Rome ou dans les jardins de Marrakech, à Paris ou à Londres, pour mon plus grand bonheur.

Je tiens à ce stade à insister sur le fait que ces deux valeurs sont aussi importantes que les suivantes, qu’elles constituent un des piliers de ma vie, de ma quête personnelle, et que leur absence serait pour moi dramatique.

Continuons :

Famille/amis n’est pas compliqué à comprendre, mais réellement fondamental pour moi et rejoint en cela ma valeur « relations humaines ». J’ai besoin d’échanger avec ceux que j’aime, qu’ils m’entourent et que je les soutienne, ma vie est organisée en fonction de cela. Ici aussi, un fort besoin de temps libre.

Performance : je n’ai pas encore trouvé de terme plus satisfaisant pour exprimer ce besoin que j’ai d’utiliser mon esprit et mon corps pour délivrer ce que j’ai à dire, pour faire passer mes idées et partager ce que j’ai découvert d’important sur la vie. Il aurait pu s’agir d’être comédienne, je l’ai tenté et pour diverses raisons ai échoué, j’ai cru que ce serait un « ratage » définitif, mais quelques séances de coaching m’ont montré il y a bien longtemps qu’il y avait d’autres moyens d’honorer cette valeur. Ce fut en son temps -alors que je croyais m’égarer dans la finance- par le biais d’interventions face à un public professionnel plus ou moins nombreux, puis encore au plus près lorsque j’ai pu exercer un métier de communicante, et enfin, de façon optimum, par l’exercice du métier de coach.

Le tableau est donc pour moi aujourd’hui complet : en exerçant un métier qui honore deux de mes valeurs profondes (relations humaines et performance), je me permets de plus d’organiser ma vie de façon à honorer les autres, en vivant là où je le souhaite, en profitant de ceux que j’aime et en voyageant à la recherche de ciel bleu et de beauté.

Trop beau ? Non, mais instable. Je ne suis pas arrivée là rapidement, ni facilement, et rien ne dit que j’y resterai.

Car pour découvrir ses valeurs il faut les chercher, et donc éprouver le besoin de cette recherche. Cela n’arrive généralement pas au début d’une vie d’adulte, lorsque nos certitudes de jeunes gens, doublées des croyances familiales et sociales, nous précipitent dans une voie qui nous conviendra sans doute un temps, plus ou moins long, avant que n’apparaissent les premiers symptômes de dissonance.

La quête ne commence donc qu’après quelques déconvenues, voire à l’occasion d’une crise majeure. Elle est ensuite plus ou moins ferme ou hésitante, et les décisions qui devraient en découler plus ou moins faciles à prendre. Plus d’une fois dans sa vie chacun d’entre nous prendra peur avant de faire ce qui s’impose pourtant clairement. Le processus vital est ainsi fait, et cette progression houleuse vers l’épanouissement rend la vie passionnante. J’ai envie de dire les vies tellement j’ai la sensation d’en avoir déjà vécu plusieurs et que plusieurs autres m’attendent.

Je vous épargne les étapes de mon cheminement, mais il fut comme pour tout le monde riche et sinueux à la fois, avec parfois de longs moments de routine puis de brefs coups d’accélérateurs, du désespoir et de la joie, et de nombreux changements de buts en chemin, et bien sûr, malgré toutes ces imperfections, de merveilleux moments d’épanouissement.

Et ceci me convainc que l’avenir sera encore riche en rebondissements, que mon équilibre d’aujourd’hui se rompra sans doute au profit d’un autre, facilement ou douloureusement, de nouvelles valeurs apparaitront en route, d’autres disparaîtront, un nouveau travail sera à faire, mais cet avenir m’interpelle et m’excite.

En définitive ce qui importe c’est la beauté du chemin plus que celle de la destination.

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